2026-08-28 « Quelques nuances... de Jean-Pettigrew et Louise Alain éditeurs de polars »

Le 28 août 2026, à la librairie La Liberté de Québec, « Quelques nuances… d’auteur,e,s de polars » s’est exceptionnellement transformé en « Quelques nuances… d’éditeurs de polars » pour le premier entretien de la dernière étape de sa deuxième édition. L’occasion était toute trouvée : souligner les 30 ans des éditions Alire en compagnie de ses deux fondateurs, Jean Pettigrew et Louise Alain. Un entretien animé par Richard Ste-Marie et Michel Roberge.

Un arbre devenu forêt

Il y a trente ans, Jean Pettigrew et Louise Alain ont planté un arbre fruitier dont les racines se sont profondément enracinées dans le riche terreau de la littérature québécoise. Un arbre qui, au fil des ans, a développé deux grandes branches maîtresses : l’une ramifiée dans les univers de la science-fiction, de la fantasy et du fantastique; l’autre dans celui des littératures policières et noires.

Sur cette deuxième branche, on retrouve des polars traditionnels, historiques, scientifiques, d’espionnage ou dystopiques, mais aussi des thrillers policiers et des romans noirs — pour ne nommer que quelques-unes des nombreuses variantes explorées par Alire.

C’est confortablement installés sur cette branche que nous avons eu le plaisir d’accueillir Jean Pettigrew et Louise Alain pour un véritable voyage dans le temps… avec, en prime, quelques incursions dans l’avenir.

Un retour vers le futur

Cet entretien exceptionnel, placé sous le signe d’un « retour vers le futur entre dystopie et utopie », nous a ramenés en 1996, alors que la création d’une nouvelle maison d’édition consacrée aux littératures de genre pouvait sembler, à certains, une véritable utopie.

Trente ans plus tard, le paradoxe était savoureux : alors que deux nouveaux polars dystopiques doivent paraître en septembre — « 51e Canada 2038 », d’Hervé Gagnon, et « 10-30 », de Gauthier Langevin —, nous avons replongé dans le projet initial d’une maison d’édition dont l’avenir était loin d’être assuré.

Était-ce de l’inconscience? Une dose d’audace nécessaire? Et comment est née cette idée de baptiser la maison Alire?

Jean Pettigrew nous a parlé de son expérience chez Québec Amérique et de la connaissance du milieu éditorial qu’il avait acquise avant de devenir lui-même éditeur. Louise Alain, responsable du marketing, nous a rappelé l’importance des salons du livre pour établir un lien direct avec les lectrices et les lecteurs.

Les deux invités ont également évoqué les difficultés rencontrées à l’époque pour faire reconnaître la production québécoise et, plus particulièrement, pour faire une place aux polars d’ici sur les rayons des librairies, aux côtés des œuvres d’auteurs internationaux.

Qu’est-ce qu’un « Alire »?

Comment Jean Pettigrew sait-il, après seulement quelques pages d’un manuscrit, qu’il tient entre les mains un roman qui pourrait devenir « un Alire »?

Et comment Louise Alain transforme-t-elle la parution d’un nouveau roman en véritable événement auprès des lecteurs?

L’entretien nous a aussi permis de nous attarder à un élément devenu indissociable de l’identité de la maison : ses couvertures.

Au fil des années, Alire a développé une véritable identité visuelle. Les échanges ont permis de mesurer toute l’importance accordée à la couverture comme image de marque, mais aussi comme premier point de contact entre un roman de genre et son lectorat cible.

Alibis, une autre ramification de l’arbre

Impossible, évidemment, de parler des 30 ans d’Alire sans évoquer Alibis, élément patrimonial majeur de cette aventure éditoriale.

Créée en 2001 et publiée à raison de quatre numéros par année, la revue a permis, jusqu’en 2016, de faire découvrir des nouvelles, des entrevues, des critiques, des essais et de nombreux dossiers consacrés aux littératures policières. Elle aura également contribué à faire connaître de nombreux auteur,e,s.

Trente ans qui ont transformé le métier

Trois décennies ont aussi profondément transformé le monde de l’édition.

Nous avons donc parlé de l’évolution du métier, de la fabrication du livre papier à l’apparition progressive du numérique, du livre électronique, des réseaux sociaux et des nouvelles plateformes de vente.

Jean Pettigrew et Louise Alain ont également partagé leur rapport avec les auteur,e,s qu’ils accompagnent, avant de se projeter beaucoup plus loin dans le temps.

À quoi ressemblera le polar québécois en 2036 ? En 2056 ?

Quel sera l’impact de l’intelligence artificielle sur l’écriture, l’édition et la création des couvertures?

Autant de questions qui nous ont permis de quitter momentanément 1996 et 2026 pour regarder ce que pourraient devenir les littératures de genre québécoises dans les prochaines décennies.

Un anniversaire, c’est aussi un bilan

Un 30e anniversaire est évidemment l’occasion de regarder dans le rétroviseur.

Louise Alain nous a révélé ce dont elle est la plus fière lorsqu’elle considère tout ce qui a été accompli depuis 1996.

Et Jean Pettigrew s’est prêté à un exercice tout aussi révélateur : si vous aviez aujourd’hui la possibilité de parler au Jean Pettigrew de mai 1996, que lui diriez-vous?

Deux questions simples en apparence, mais qui ont donné lieu à des réponses empreintes de recul, de passion, de fierté et, forcément, d’émotion.

Et l’aventure continue…

L’entretien s’est terminé par la présentation d’un projet à la fois rêvé et réalisé : la création, sur l’île Verte, d’une bibliothèque consacrée aux littératures de genre, qui rassemble quelque 32 000 romans policiers et d’espionnage, de science-fiction et de fantastique.

Vous pouvez d’ailleurs visionner la vidéo tournée à la fin juillet par Richard Ste-Marie, également disponible sur sa chaîne YouTube de balados en cliquant sur le lien ci-dessous :


En 1996, Alire voulait démontrer que les littératures de genre pouvaient avoir une voix québécoise.

Trente ans plus tard, force est de constater que cette voix porte loin.

Merci, Louise Alain et Jean Pettigrew, d’avoir planté cet arbre désormais solidement enraciné dans la forêt littéraire d’ici, un arbre dont les fruits sont aujourd’hui récoltés bien au-delà du Québec, partout dans la francophonie.

Vous pouvez découvrir ou revoir cet entretien en regardant l'enregistrement vidéo disponible sur notre chaîne YouTube :

https://youtu.be/PH-rjzr01lA


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Auteurs de littérature de genre présents lors de la rencontre :

 
Richard Ste-Marie, Claude Janelle, Stéphane Ledien, Louise Alain, Michel Roberge, Jean Pettigrew et Jacques Côté


Quelques nuances… d’auteur,e,s de polars : Une rentrée littéraire sous le signe du noir à Québec !

 

Communiqué


Quatre rencontres, quatre univers, quatre façons de faire vivre le crime… et la littérature

Québec, août 2026 — Après avoir accueilli depuis février 2025 de nombreux visages marquants de la littérature policière, « Quelques nuances… d’auteur,e,s de polars » revient pour son dernier droit de l'édition 2026 avec une programmation qui promet un automne noir, surprenant, éclectique et passionnant.

De la création d’une maison d’édition devenue incontournable à l’écriture de romans d’espionnage, du journalisme au polar, de la poésie à l’humour noir : les quatre rencontres de cette rentrée littéraire feront découvrir des parcours aussi différents que fascinants.

Lectrices, lecteurs, auteur,e,s de polars et de romans noirs, passionné,e,s de littérature, curieux et curieuses : préparez-vous à passer l’automne du côté obscur de la littérature !

Et surtout, ne vous contentez pas de lire les polars : venez rencontrer celles et ceux qui les écrivent, les éditent et les font vivre. 

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28 AOÛT — LOUISE ALAIN ET JEAN PETTIGREW

30 ans de crimes, de mystères et de littérature chez Alire 

Pour donner le coup d’envoi à cette rentrée noire, Louise Alain et Jean Pettigrew, deux des fondateurs des Éditions Alire, seront les invités d’une rencontre exceptionnelle consacrée aux 30 ans d’une maison d’édition qui a profondément marqué le paysage du polar québécois et canadien. 

Depuis trois décennies, Alire publie notamment certains des meilleurs auteurs de littérature policière, de science-fiction, de fantastique et de littérature noire d’ici. 

Comment une maison d’édition voit-elle le jour ? Comment choisit-on les manuscrits qui deviendront des livres ? Que faut-il pour faire émerger un auteur de polar ? Et comment le monde de l’édition a-t-il évolué en 30 ans ?

Une occasion unique de jeter un regard de l’autre côté du manuscrit, avec deux personnes qui ont vécu cette aventure de l’intérieur.

Un entretien coanimé avec Richard Ste-Marie. 

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2 OCTOBRE — CHLOÉ ARCHAMBAULT

Quand une avocate troque la toge pour l’espionnage

Imaginez quitter une carrière bien établie dans les meilleurs cabinets d’avocats pour changer complètement de vie… et devenir auteure de romans d’espionnage.

C’est exactement le chemin emprunté par Chloé Archambault.

Avec « Alias Nina P. » et « L’atout », elle nous entraîne dans des univers où les apparences sont trompeuses, où les alliances sont fragiles et où la confiance peut coûter cher.

Mais que se passe-t-il lorsqu'une professionnelle du droit décide de mettre son expérience, sa connaissance des mécanismes du pouvoir et son imagination au service de la fiction ?

Cette rencontre sera l’occasion de découvrir la femme derrière l’auteure, son parcours, son passage du droit à l’écriture et les coulisses de la création de ses romans d’espionnage.

Du cabinet d’avocats aux intrigues internationales : un changement de carrière qui mérite assurément quelques nuances… 

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6 NOVEMBRE — SYLVAIN TURNER

Journaliste, poète… et polariste

Avec Sylvain Turner, les frontières entre réalité et fiction risquent une fois de plus d’être brouillées.

Journaliste, collaborateur à l’émission Libraire de force sur CIBL 101,5, poète et auteur de deux polars, « En mémoire des filles » et « Maudit refuge », Sylvain Turner possède plusieurs cordes à son arc.

Et dans « Maudit refuge », certains personnages de son premier roman reprennent du service…

Comment passe-t-on du journalisme à la fiction ? De la poésie au polar ? Qu’est-ce que ces différentes pratiques de l’écriture ont en commun ? Et que devient un personnage lorsqu’un auteur décide de lui offrir une deuxième vie ?

Une rencontre qui permettra d’explorer les multiples territoires de l’écriture et la façon dont ils peuvent se nourrir les uns les autres. 

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4 DÉCEMBRE — ANDRÉ MAROIS

Humour noir pour finir l’année… en beauté !

Pour clore cette édition 2026, « Quelques nuances… d’auteur,e,s de polars » accueille un auteur qui n’a certainement pas peur de regarder le côté sombre de l’existence… avec un sourire en coin.

André Marois est l’auteur de nombreux romans pour adolescents et de polars destinés aux adultes dont le plus récent « Touche pas à mon cadavre ». Plusieurs de ses histoires nous entraînent notamment du côté de Lanaudière, où les paysages peuvent être magnifiques… et les choses parfois beaucoup moins réjouissantes.

Avec son humour noir, son regard singulier et son goût évident pour les situations qui dérapent, André Marois viendra parler de son parcours, de ses livres, de ses personnages et de cette mystérieuse alchimie qui permet de transformer un crime en littérature.

L’auteur se dit d’ailleurs heureux de « participer et de rejoindre ce casting sombre à souhait ».

Difficile de trouver meilleure façon de terminer la saison ! 

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UN AUTOMNE. QUATRE RENCONTRES. UNE PASSION : LE POLAR.

Avec cette programmation, « Quelques nuances… d’auteur,e,s de polars » poursuit sa mission : faire découvrir autrement les femmes et les hommes qui, à l’aide de leurs claviers — ou parfois de leurs stylos — nous entraînent dans leurs univers créatifs, là où s’affrontent le bien et le mal, la vérité et le mensonge, la justice et la vengeance.

Chaque entretien est une rencontre unique et exclusive, animée par Michel Roberge, idéateur du concept et blogueur littéraire, à la Librairie La Liberté, à Québec.

On y parle d’écriture et d’édition, bien sûr. Mais aussi de parcours de vie, d’influences, de personnages, d’imagination, de choix narratifs, de styles, de manuscrits, de publication, de reconnaissance… et surtout de cette étrange passion qui pousse des femmes et des hommes à consacrer des mois, voire des années, à inventer des histoires capables de nous empêcher de dormir.

Les entretiens sont également enregistrés et diffusés sur la chaîne YouTube de « Quelques nuances… d’auteur,e,s de polars », permettant ainsi aux passionnés de littérature noire qui ne peuvent être présents à Québec de découvrir les conversations.

Alors, quelle sera votre couleur cet automne ?

Auteur,e ? Venez rencontrer des collègues et découvrir leurs parcours.

Lecteur ou lectrice ? Venez rencontrer les personnes qui se cachent derrière les livres qui vous tiennent éveillé après l'heure du coucher.

Amateur de littérature noire de passage à Québec ? Faites un détour par la Librairie La Liberté.

Car cet automne, à Québec, le crime ne sera pas seulement dans les livres. Il sera au cœur des conversations.

Activités gratuites

28 août • 2 octobre • 6 novembre • 4 décembre 2026

Librairie La Liberté, route de l’Église, Québec 


Une rentrée littéraire. Quatre univers. Et beaucoup de noir.

Entrez dans l’enquête.

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Informations complémentaires et entrevues : Michel Roberge

info@polarsnoirquebec.com


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2026-08-04 Quelques nuances... de Pascal Chabaud

En complément des entretiens mensuels à la Librairie La Liberté de Québec, en pause pour la période estivale, « Quelques nuances... d'auteur,e,s de polars » s'est donné, à l'été 2026, comme objectif de mettre à l'avant-scène des auteur,e,s de romans policiers de la francophonie.

L'entretien du 4 août 2026 nous a permis de découvrir l'univers littéraire de Pascal Chabaud, historien, géographe, enseignant et auteur français de polars historiques ayant pour toile de fond le régime de Vichy, entre 1941 et 1943.​​​

Au cours de cette rencontre d'un peu plus d'une heure, Pascal Chabaud est revenu sur son parcours de passeur de mémoire et sur sa passion précoce pour la lecture. Il a notamment évoqué les auteurs qui l'ont marqué, de Jules Verne, dont il a dévoré toute l'œuvre, à Émile Zola, en passant par Arthur Conan Doyle et Edgar Allan Poe, qui lui ont donné le goût du roman policier et, plus tard, celui d'en écrire.

L'auteur auvergnat a également expliqué sa fascination pour cette période douloureuse de l'histoire de France, alors que la moitié nord du pays était occupée par l'Allemagne nazie tandis que la zone sud était administrée par le gouvernement de Philippe Pétain. À travers les enquêtes de son personnage récurrent, l'inspecteur Joseph Dumont - prénom d'un vieil ami résistant et nom de la grand-mère de l'auteur -, il cherche avant tout à faire revivre le quotidien des Français de l'époque, plongés dans un univers où se côtoient collaborateurs, résistants et opportunistes, au cœur de réseaux dont les motivations de certains ne sont pas toujours aussi nobles qu'elles le paraissent.

Nous avons ensuite parcouru l'ensemble de son œuvre en abordant les thématiques propres à chacun de ses romans, sans oublier son quatrième titre, actuellement en cours d'édition, dont la parution est prévue à l'automne 2026.

Comme le veut la tradition de « Quelques nuances... d'auteur,e,s de polars », Pascal Chabaud a conclu la rencontre par la lecture d'un extrait du chapitre 22 de «Tuer Pétain », mettant en scène un dialogue entre Joseph Dumont et un personnage québécois d'adoption. Pour l'occasion, une voix à l'accent québécois est venue donner la réplique, ajoutant une touche d'authenticité à cet extrait et permettant au public de découvrir la plume d'un auteur qui mérite d'être mieux connu des lectrices et lecteurs féru,e,s de polars historiques.

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Romans de Pascal Chabaud qui ont fait l'objet d'avis de lecture sur le blogue littéraire de Michel Roberge :


Les publications de Pascal Chabaud sont disponibles au Québec et au Canada sur leslibraires.ca. 

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L'enregistrement vidéo de cet entretien est disponible sur notre chaîne YouTube :

https://youtu.be/_A8S8UEbjsw